Proche de vous : Violences intrafamiliales : un dépôt de plainte possible aux urgences

Aux Urgences du Centre hospitalier Brignoles Le Luc, les victimes de violences intrafamiliales peuvent désormais déposer plainte sur place.

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Un nouveau dispositif pour faciliter les démarches, protéger les victimes et libérer la parole.

Au Centre hospitalier, une nouvelle étape est franchie dans la lutte contre les violences intrafamiliales. Les victimes de violences peuvent, si elles le souhaitent, déposer plainte directement aux urgences de l’hôpital, dans un cadre sécurisé, confidentiel et accompagné.

Ce dispositif inédit sur le territoire est le fruit d’un travail partenarial étroit entre le Centre hospitalier, la Gendarmerie nationale et le Tribunal judiciaire de Draguignan. Son objectif est simple et essentiel : faciliter les démarches des victimes, éviter les ruptures de parcours et renforcer leur protection.

Déposer plainte à l’hôpital : une démarche simplifiée et accompagnée

Lorsqu’une victime se présente aux urgences, plusieurs possibilités existent désormais, en fonction de sa situation et de ses choix :

  • un formulaire de dépôt de plainte simplifié, rempli avec l’aide des soignants ou de l’assistante sociale de l’hôpital, puis transmis directement à la gendarmerie ;
  • si nécessaire, un recueil de plainte sur place, aux urgences, par les gendarmes, dans un espace garantissant la confidentialité.

En cas de situation urgente ou de danger immédiat, la gendarmerie est bien entendu alertée sans délai.

Ce nouveau fonctionnement permet aux victimes d’être écoutées, accompagnées et orientées sans avoir à multiplier les démarches, à un moment souvent difficile.

Un accompagnement renforcé, même sans dépôt de plainte immédiat

Si une victime ne souhaite pas déposer plainte dans l’immédiat, les équipes peuvent proposer :

  • un accompagnement médical, social et psychologique,
  • des actes de conservation (constatations médicales, photos des lésions…), qui pourront, si la victime le décide plus tard, appuyer une démarche judiciaire.

Tout est mis en œuvre pour éviter le sur-traumatisme et assurer un continuum de prise en charge, en lien avec les partenaires institutionnels et associatifs.

Des professionnels formés et des référents dédiés

Les professionnels des urgences bénéficient de formations spécifiques, dispensées notamment par la Gendarmerie et des soignants spécialisés.

Une équipe de soignants référents, appelés « sentinelles VIF », est également en cours de constitution aux urgences et en gynécologie. Leur rôle : soutenir leurs collègues, rappeler les protocoles et contribuer à une prise en charge adaptée, de jour comme de nuit.

Un engagement fort du Centre hospitalier pour la protection des personnes

Ce nouveau dispositif s’inscrit dans une démarche globale du CHI Brignoles-Le Luc en faveur de la protection des personnes victimes de violences, en particulier les femmes et les enfants.
Il complète notamment :

  • l’accueil d’une Salle Mélanie pour le recueil de la parole des enfants victimes,
  • la formation des soignants à la détection des violences,
  • une charte sur le consentement et le respect des choix des patientes,
  • et les démarches engagées pour devenir un établissement labellisé « Safe Place ».

Si vous êtes victime ou témoin de violences, sachez que les équipes du Centre hospitalier sont là pour vous accueillir, vous écouter et vous accompagner, en toute confidentialité.